Vidéaste, photographe, rédacteur, Quentin est un homme aux multiples talents. Spécialisé dans la photographie de portrait, beauté et mode, il déborde d’idées et de créativité. Prenez place et tirons le portrait de Quentin Décaillet.

Quelle a été votre première rencontre avec la photographie?

En 2007, j’ai acheté mon premier appareil photo pour faire des images de snowboard avec des amis. Mais je ne savais pas ce que je faisais, j’ai d’ailleurs tenté de revendre mon matériel plusieurs fois. Finalement en 2011, lors d’un voyage à New-York, j’ai ressorti mon appareil et découvert une réelle passion. En 2012, je faisais mon premier mariage et en 2013, je me lançais à mon compte.

Quels sont les photographes qui vous ont inspirés et pourquoi?

Mes inspirations du début ont beaucoup évolué! J’ai énormément appris grâce à Creative Live et Fstoppers, pour lequel j’écris depuis 4 ans maintenant. Et je m’inspirais beaucoup des photographes qui étaient présents sur ces plateformes ou d’autres sites anglophones: Joe Buissink, Lara Jade, Joey L., Sal Cincotta, Jerry Ghionis, etc. Aujourd’hui, je m’intéresse beaucoup plus aux photographes très créatifs et touchant à d’autres domaines de l’art numérique, par exemple Rankin, Solve Sundsbo, Ben Hassett ou Nick Knight.

Avez-vous un projet en cours ou à venir dont vous souhaitez nous parler?

Je n’ai pas de projet en cours, par contre mon cerveau est plein d’idées pour lesquelles je manque cruellement de temps pour en réaliser la production… Je travaille aussi sur un portfolio de photographie de produit. Un des domaines que j’apprécie particulièrement, mais que je n’ai jamais vraiment mis en avant. Il s’agit d’un de mes objectifs pour 2019: développer la photographie de nature morte pour compléter ce que je réalise en beauté.

Parmi toutes les images que vous avez réalisées, quelle est votre photo préférée et pourquoi?

Cette image réalisée en 2014. Beaucoup croient que je suis le modèle, mais ce n’est pas le cas. J’ai par contre réalisé tout le reste du travail: création du projet, make-up, photographie et retouche.

Pouvoir contrôler un projet du début à la fin c’est un peu particulier. Ce n’est pas toujours possible et c’est d’ailleurs important de s’entourer d’une équipe dans des projets créatifs. Mais parfois, pouvoir tout réaliser soi-même permet de donner vie à sa vision créative pure sans avoir de vision ou influence externe. En plus de cela, j’aime les projets pénibles à réaliser qui demandent des heures de travail et celui-ci en fait clairement partie: 4h passées à coller des clous avec de la colle à postiche… quoi de mieux pour s’occuper quand on n’avait pas encore Netflix?

Avez-vous quelques conseils à destination de nos lecteurs photographes?

En 2019, nous avons la chance de pouvoir tout apprendre à distance. Si les écoles d’art sont un super moyen d’apprentissage, surtout pour se détacher de son travail et développer un processus créatif solide, elles ne sont plus une nécessité. Il ne faut pas avoir peur d’essayer, d’apprendre par soi-même et aller chercher les informations. Plus important encore, nous avons tellement de distractions de nos jours qu’il faut apprendre à s’ennuyer pour créer et trouver des idées! Mais on en parlera lors des conférences…

Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de votre conférence au Focus Day? De quoi allez-vous parler? Qu’allez-vous partager avec les spectateurs?

J’ai la chance de pouvoir donner deux conférences durant le Focus Day! La première concernera mon processus créatif. Je vais expliquer comment j’ai créé certaines de mes images, le budget utilisé pour cela, comment et où il est possible de trouver des idées sans devenir fou et sans y passer des heures.

L’autre conférence parlera de lumière et de l’importance de celle-ci pour de la photographie de portrait, beauté, ou mode. Plusieurs setups d’éclairages seront présentés en utilisant du matériel qui reste abordable.

Retrouvez Quentin Décaillet le 6 avril à 14h50 et le 7 avril à 12h00.

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